Tout au long d'une année, j'ai identifié des mailles du tricot social de la ville de Sorel-Tracy. Par un jeu épisodique mensuel, je correspondais avec les citoyens en enpassant par le journal local. En premier lieu, j'ai choisi 10 noms au hasard dans l'annuaire téléphonique de la ville. Puis, par l'entremise du journal local, j'ai lancé un appel à tous. J'invitais tous ceux qui connaissaient les personnes nommées de s'identifier en envoyant à lagalerie une photographie d'eux-mêmes et en nous décrivant en quelques mots les liens qui les lient avec la ou les personnes concernées. Le prochain mois, nous citions toutes les personnes qui nous ont répondu au premier jeu avec les mêmes attentes. À chaque mois, les noms des répondants du mois précédent s'ajoutaient dansle journal avec les mêmes attentes. Lorsque l'année s'est écoulé, j'ai organisé les photographies reçues en les liants en réseaux avec les messages des répondants. Ainsi se formait un petit réseau affectif qui peut nous laisser deviner à quoi pourrait bien ressembler le maillage social global.